Moi, le golf et Jérome Ferrer

IMG_4732  FullSizeRender FullSizeRender-1IMG_4739J’habite près de Bromont. Je ne suis pas une joueuse de golf et non, je ne connaissais pas le Club Royal Bromont jusqu’à ce qu’on m’envoie en « mission » à la table du Cellier du Roi, le resto gastronomique signé Jérome Ferrer. C’est face au 18e trou et devant la belle verte du mont Shefford que j’ai dégusté un grand pan de ciel bleu.

Le chef Jérome Ferrer n’a plus besoin de présentation. À la tête du Groupe Europea – qui compte aujourd’hui pas moins de 15 restaurants – Jérome Ferrer est en train de se bâtir un petit empire culinaire partout au Québec. Il vient d’ailleurs de lancer une « chaîne » de casse-croute (Jerry Ferrer) qui se veut une véritable « évasion gourmande typiquement québécoise » dans une ambiance quelque peu rockabilly. Mais restons dans la gastronomie pure et dure et voyons un peu ce que le chef avait à offrir lors de mon passage récent au Cellier du Roi.

D’entrée de jeu, une petite précision s’impose: vous n’avez aucune chance (ou presque) de croiser le grand chef. Il ne vient qu’une fois par année (c’était la veille!) pour s’assurer que les menus signature qu’il a concoctés « tiennent la route ». Attablés dans la véranda, nous avons eu droit à un véritable voyage gastronomique au pays des saveurs.

Festin papillonnaire

Nous avons déployé nos ailes et laissé nos papilles en faire autant en choisissant ce soir-là une table d’hôte offerte à prix d’ami (39$ pour trois services). L’entrée – Feuilleté d’escargots aux champignons sauvages, oeuf poché et pop corn de ris de veau sur sauce à l’érable – était juste divine:  une harmonie parfaite, un véritable tsunami de saveurs. Le deuxième service – Suprême de pintade de la Ferme de M. Poutré, compotées de poires du Mont St-Grégoire et hortillonnage de légumes – était elle aussi quasi parfaite nonobstant une pintade légèrement asséchée par une cuisson sur gril. Juste avant le dessert, voilà qu’on nous apporte une barbe à papa à l’érable,  version du trou normand façon Ferrer. Un délice ! Suivra la crème brûlée traditionnelle dont la présentation n’a pourtant rien de traditionnel: une véritable petite oeuvre d’art.  Bien que je ne sois pas fin connaisseur en vins d’importations privées – 80% du cellier – je dois dire que le choix du sommelier ce soir-là était lui aussi juste parfait. Vous hésitez encore ? Je résumerais ça ainsi: c’est l’une des meilleures expériences gastronomiques à vie, à petit prix. Peur de prendre quelques kilos ? Allez-y pour le lunch et offrez-vous un 18 trous pour faire passer le tout.

 

 

Publié le : 19 juin 2017 | Auteur: | Catégories : Éditorial | Tags: , , , , , | 0 commentaire »

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