Alicia Zemanek ou l’art du vivant !

L’univers d’Alicia Zemanek est à des années lumière du chaos. Organisée, disciplinée, rigoureuse, la peintre contemporaine marie fantaisie et science avec une précision presque chirurgicale. Témoignant de ses origines à la fois égyptiennes, tchèques, syriennes, françaises et italiennes, son style unique fait sa marque, ici et ailleurs.
Envie de la connaitre davantage ? Voici un avant-goût de l’article à paraitre dans ART MAGAZINE, été 2026.
Magnifier la faune sauvage et aquatique
Ces racines aux multiples visages apportent une couleur qui n’est pas étrangère au style pictural qu’elle développe de façon autodidacte au fil des ans. La couleur est pour elle une véritable passion. « J’ai mis du temps à saisir que le secret de l’harmonie des couleurs réside dans l’utilisation de valeurs équilibrées. C’est mathématique. » Sa collection Key West témoigne de cette quête d’équilibre dans des verts et des turquoises inspirés de la faune aquatique des Keys où elle a longtemps eu un deuxième atelier.
Sa technique ? Pour chaque toile, Alicia Zemanek exécute d’abord un croquis réaliste, peignant ensuite en monochrome. « Ça me permet d’établir clairement les contrastes. » Elle applique ensuite les couleurs dans une palette vibrante parfois surréaliste, « toujours à l’huile, avec beaucoup de médium pour un effet glacis et un séchage rapide. »
Si sa collection Coastal s’inspire des paysages du Maine et du Vermont, la collection Lodge plaît aux amateurs de cervidés et de grands espaces. Au-delà des Cantons-de-l’Est – qu’elle adore et où elle trouve son inspiration – le Colorado et l’Arizona représentent des marchés à fort potentiel. « Le marché américain est très avantageux pour un artiste canadien. J’aimerais le développer davantage », avance Alicia en femme d’affaires avertie.
À ses arabesques s’ajoutent des effets de mosaïques méditerranéennes et quelques éléments empruntés à l’art russe. Tout ça dans un réalisme abstrait d’une grande pureté.

Rigueur et persévérance
Disciplinée, Alicia passe cinq heures par jour en atelier, sept jours par semaine. « Le matin, je me consacre au sport et au yoga, ou je randonne le parc du Mont-Orford avec mon chien. L’après-midi, je m’enferme ici et je peins. » Celle qui n’a jamais jeté une seule toile avoue : « Je n’accepte pas de ne pas réussir. Je peux refaire cent fois la couleur jusqu’à ce que je sois entièrement satisfaite. C’est mon côté Asperger », rigole Alicia.
EXPOSITIONS À SURVEILLER: Du 27 juin au 5 juillet /Expo solo dans le cadre de la 32 e édition du Circuit des arts Memphrémagog (Magog).




Écrire sur Québec – là où j’ai vu le jour – et écrire sur son icône, quelle chance ! Même si j’en suis à une 24e édition du magazine Vie de Château, jamais je ne suis à court d’idées et d’inspiration – comme cette « entrevue » insolite avec Bonhomme Carnaval – et quand il s’agit de magnifier l’immense travail que font les centaines de gens passionnés qui, en coulisses, déploient tous les tapis rouges possibles et impossibles pour garder le Château Frontenac aussi accueillant que vivant et surtout, bien de son temps.

La 11e édition de Art Magazine ( artiste en couverture Etienne Saint-Amant) vient de sortir avec mon article (un beau 7 pages) sur l’artiste hybride Jérémie Boudreault. Dans son atelier du Mont St-Hilaire, elle peint et crée des installations, inventant des univers éclectiques, parfois déjantés, mais toujours empreints d’émotions. Ses métissages surprennent. » Ils me surprennent moi-même parfois », rigole Jérémie. Son processus de création en est un de liberté. « Je suis en perpétuelle quête ‘équilibre, à l’écoute de ce qui monte et veut prendre place. »
Tu n’es jamais monté aussi haut en te disant que c’est trop long, trop loin, trop juste pour la pêche ? Tu fais fausse route. La Tuque, c’est bien plus que ça. Au-delà de ses milliers de lacs et de rivières, des mille possibilités d’y faire des sports nautiques, de la planche à pagaie, du canot et de vivre des aventures extrêmes au fond des bois, La Tuque offre aussi mille moyens de se déposer. Amateur de slow tourisme ? Par ici
Plusieurs le savent, il m’arrive de troquer la plume pour le pinceau. Entre la production de tableaux abstraits et celle de petites aquarelles réalisées lors de mes voyages, j’adore aussi la photographie. Mes marches en forêt sont des moments privilégiés qui affutent mon regard. Il n’en faut souvent pas plus pour que le déclic se fasse. Récemment, j’ai voulu pousser davantage l’exploration en déconstruisant le paysage de façon plus abstraite: un détail, un éclairage, une tonalité, un mouvement, un amalgame de lignes, tout m’inspire.